Cure Salée 2017 (53ème Edition)

Entree cure salee

 

Les festivités de l'édition 2017 de la fête annuelle des éleveurs du Niger, et même des pays voisins, communément appelée "Cure salée", ont débuté samedi après-midi à Ingall, 130 km à l'ouest d'Agadez (nord du Niger), sous le haut patronage du premier ministre nigérien, Brigi Rafini, en présence de plusieurs importantes personnalités.

C'est un événement pastoral très important, qui rassemble pendant trois jours des milliers d'éleveurs peuls, touaregs et arabes venus du Niger et des pays voisins comme le Tchad, le Mali, le Nigeria, le Cameroun et le Bénin. Ils amènent leurs troupeaux en transhumance dans la zone d'Ingall, la vallée d'Irrazhere, connue pour ses pâturages riches en sels minéraux.

En outre, la Cure salée permet aux différentes communautés pastorales, après une année de séparation, de renouer des liens d'amitié et d'échanger des informations. Ils profitent également de ce grand rendez-vous pour célébrer des mariages, se faire établir des pièces d'Etat civil, et participer aux festivités officielles de la Cure salée.

Cette année, les autorités nigériennes ont voulu donner un cachet particulier à la Cure salée pour faire de cet évènement un véritable outil de développement et de consolidation de la paix au Niger, mais aussi une réponse aux préoccupations des éleveurs par, notamment, l'amélioration de la productivité de l'élevage par la résilience des producteurs pastoraux, la promotion et la valorisation des produits agropastoraux et artisanaux nigériens.

Il est prévu plusieurs manifestations à ce grand rendez-vous du monde des éleveurs dont, entre autres, des courses de chameaux et d'ânes, des fantasias, des défilés de troupeaux, des foires animales et artisanales, des concours de beauté et de meilleurs dresseurs d'animaux, concours du plus beau chameau, la musique touarègue "Tendé".

Le Niger, pays essentiellement à vocation agro-pastorale, dispose d'un cheptel estimé à plus de 36 millions de têtes, toutes espèces confondues, d'une valeur totale de plus de 700 milliards de FCFA, selon les statistiques officielles.

L'élevage est la deuxième activité des Nigériens après l'agriculture. Il représente 12% du PIB national et 35% du PIB agricole. La vente des produits de l'élevage place ce secteur en seconde position après l'uranium, la principale ressource d'exportation du pays.